Homélie du dimanche 25 janvier

Lumière sur le pays de l’ombre

En ce dimanche de la Parole la liturgie nous rappelle que la Parole de Dieu
est lumière pour notre monde est notre vie.
En première lecture, le prophète/poète Isaïe annonce une lumière que
Dieu fera briller sur les montagnes de Galilée et qui mettra fin aux
ténèbres qui engloutissent tous ceux qui sont prisonniers de la mort, de
l’injustice, de la souffrance, du désespoir. « Le peuple a vu se lever une
grande lumière ».
L’Évangile décrit l’accomplissement de la promesse prophétique : Jésus est
la lumière qui commence à briller en Galilée et propose la Bonne Nouvelle
de l’arrivée du « Royaume » aux hommes et aux femmes de toute la terre.
Jésus quitte sa mère pour être baptisé par Jean-Baptiste. Lorsque Jean est
en prison, Il commence à prêcher le Royaume à Capharnaüm. Lorsque
Jean termine, Jésus commence, apportant la Lumière du Royaume.
A certains moments de l’histoire, on a tenté de vendre l’idée que le
nouveau monde de justice et de paix se construit à coups de puissance
militaire, de missiles, d’armes sophistiquées, d’instruments de mort… La
logique du « Royaume » ; n’est pas une logique de violence, de vengeance,
de destruction ; mais c’est une logique d’amour, de don de sa vie, de
communion fraternelle, de tolérance, de respect de l’autre. La tentation
de la violence est une tentation diabolique, qui n’engendre que souffrance
et esclavage : là, le « Royaume » n’est pas là.
Entrer dans le Royaume, c’est découvrir le regard du Christ en chaque
personne et en chaque chose. Pour que le « Royaume » soit possible,
Jésus demande la « conversion ». C’est d’abord un refaire de l’existence,
de revenir à l’origine, de telle sorte que seul Dieu occupe la première place
dans la vie de l’homme. Cela implique donc de se dépouiller de l’égoïsme
qui empêche d’être attentif aux besoins de ses frères et sœurs ; cela
implique de renoncer à l’auto-indulgence, ce qui empêche l’engagement
envers les valeurs de l’Evangile ; cela implique de sortir de l’isolement et de
l’autosuffisance, d’établir une relation et de faire de la vie un don et un
service aux autres… La Bonne Nouvelle de Jésus ouvre des espaces
immenses. Son enseignement guérit nos incertitudes et nos incohérences,
la violence qui n’en finit pas.

Les disciples répondent à l’appel de Jésus : ils seront les premiers
destinataires de la proposition et les témoins chargés d’apporter le
« Royaume » ; à toute la terre. Ils quittent la barque pour se lancer dans
l’inouï de Dieu. Avec Jésus, ils vivront l’aventure d’aimer.
La mission de ceux qui ont écouté l’appel du « Royaume » consiste à
témoigner du salut que Dieu a à offrir à tous les hommes, sans exception.
Nous, disciples de Jésus, engagés dans la construction du « Royaume »,
sommes témoins de la libération et devons aussi apporter la Bonne
Nouvelle du salut aux peuples de toute la terre
La deuxième lecture présente les vicissitudes d’une communauté de
disciples, qui a oublié Jésus et sa proposition. Paul, l’apôtre, les exhorte
avec véhémence à redécouvrir les fondements de leur foi et les
engagements assumés au baptême : « Tenez tous le même langage ; qu’il
n’y ait pas de division entre vous ».
Seigneur, fais-nous Te suivre, répandant « la joie de l’EVANGILE » ; que tu
nous as apportée. “Toi qui es la Lumière du monde, toi qui es l’amour,
mets en nos ténèbres ton Esprit d’amour.” Que notre réponse à ton appel
nous incite à rechercher activement la réconciliation et l’unité.

25 janvier 2026