SOLENNITÉ DE L’ÉPIPHANIE DU SEIGNEUR
La liturgie de ce jour célèbre la manifestation de Jésus à tous les hommes… L’Enfant de la crèche est une lumière qui brille dans la nuit du monde et attire à elle tous les peuples de la terre. Cette lumière s’est incarnée dans notre histoire et dans notre monde, éclairant le chemin des hommes et les conduisant à la rencontre du salut et de la vie éternelle.
La première lecture annonce à Jérusalem l’arrivée de la lumière salvatrice de Dieu. C’est la nuit. Jérusalem est plongée dans les ténèbres. Mais soudain, le cri de sentinelle retentit, annonçant l’aube : « « Lève-toi, et resplendis ! Car ta lumière paraît, et la gloire de Yahvé s’est levée sur toi ». Le soleil apparaît derrière les montagnes, à l’est, et illumine les pierres blanches des maisons. La ville est en reconstruction, mais elle semble transfigurée par la lumière du matin. C’est comme si Jérusalem avait ôté ses vêtements noires de veuve et s’était vêtue de blanc. Elle apparaît désormais comme une épouse prête à accueillir son bien-aimé.
Cette annonce prophétique ravive l’espérance dans les cœurs fatigués et abattus des exilés. Tous attendront avec impatience le jour de fête suprême où cette « lumière » salvatrice et transformatrice commencera à briller. L’évangéliste Matthieu associe cette prophétie à la venue de Jésus.
Dans l’Évangile, nous voyons l’accomplissement de cette promesse. Cette lumière qu’avait vue le prophète est l’étoile qu’ont vue les Rois Mages en Orient, avec beaucoup d’autres. Les Mages découvrent sa signification. Les autres la contemplent comme quelque chose qui leur parait admirable, mais qui ne les affecte pas. Et, ainsi ils ne réagissent pas. Les Mages se rendent compte que par elle, Dieu leur envoie un message important qui vaut la peine de passer par les désagréments de laisser de côté de choses sûres et de s’aventurer dans un voyage incertain : l’espérance de trouver le Roi les amène à suivre cette étoile qu’avaient annoncée les prophètes et que le peuple d’Israël avait attendu depuis des siècles.
Ils arrivent à Jérusalem, la capitale des juifs. Ils pensent que là on saura leur indiquer le lieu précis où est né son Roi. Effectivement, on leur dira : « A Bethléem en Judée, car voici ce qui est écrit par le prophète » (Mt 2,5). La nouvelle de l’arrivée des Mages et leur question se propagea par tout Jérusalem en peu de temps : Jérusalem était alors une petite ville, et la présence des Mages avec leur suite a dû être remarqué par tous les habitants, en effet « le roi Hérode fut pris d’inquiétude, et tout Jérusalem avec lui », nous dit l’Évangile.
Jésus-Christ croise la vie de beaucoup de personnes, qui ne s’intéressent pas à lui. Un petit effort aurait changé leurs vies, ils auraient rencontré le Roi de la joie et de la paix. Cela requiert de la bonne volonté de le chercher, de bouger, de demander sans nous décourager, comme les Mages, de sortir de notre apathie, de notre routine, d’apprécier l’immense chance de trouver le Christ. Si on ne le trouve pas, on n’a rien trouvé dans la vie, car Lui seul est le Sauveur : trouver Jésus c’est trouver le Chemin qui nous amène à connaître la Vérité qui nous donne la Vie. Et, sans Lui, rien de rien ne vaut la peine.
