Homélie du dimanche 6 avril (Pâques)

« Il vit, et il crut »
Aujourd’hui « est le jour que fit le Seigneur, qu’il soit pour nous jour de fête et de joie ! », chanterons-nous tout au long de Pâques.
La liturgie de ce dimanche célèbre la joie de la Résurrection de Jésus-Christ et nous assure que la plénitude de la vie découle d’une existence faite de don et de service envers nos frères et sœurs. La résurrection du Christ en est l’exemple concret.
La première lecture présente l’exemple du Christ qui, « partout où il allait, il faisait le bien » et qui, par amour, s’est livré jusqu’à la mort ; c’est pourquoi Dieu l’a ressuscité. Les disciples, témoins de cette dynamique, doivent proclamer ce « chemin » à tous.
Le Catéchisme de l’Eglise catholique nous dit que « Le mystère de la résurrection du Christ est un événement réel qui a eu des manifestations historiquement constatées comme l’atteste le Nouveau Testament. Déjà saint Paul peut écrire aux Corinthiens vers l’an 56 : " Je vous ai donc transmis ce que j’avais moi-même reçu, à savoir que le Christ est mort pour nos péchés selon les Écritures, qu’il a été mis au tombeau, qu’il est ressuscité le troisième jour selon les Écritures, qu’il est apparu à Céphas, puis aux Douze ". L’apôtre parle ici de la vivante tradition de la Résurrection qu’il avait apprise après sa conversion aux portes de Damas » (n° 639)
La résurrection de Jésus est la conséquence d’une vie consacrée au bien et à la libération des opprimés. Cela signifie que chaque fois qu’une personne, à l’exemple de Jésus, s’efforce de vaincre l’égoïsme, le mensonge et l’injustice, et de faire triompher l’amour, elle renaît. Cela signifie que chaque fois qu’une personne, à l’exemple de Jésus, se donne aux autres et manifeste, par des gestes concrets, son dévouement envers ses frères et sœurs, elle bâtit une vie nouvelle et pleine. Suis-je en train de renaître (parce que je parcours le monde en faisant le bien et en libérant les opprimés), ou ma vie n’est-elle qu’une répétition des vieux schémas d’égoïsme, d’orgueil et de complaisance ?
La résurrection de Jésus signifie aussi que la peur, la mort, la souffrance et l’injustice n’ont plus d’emprise sur celui ou celle qui aime, qui se donne, qui partage la vie. Cette personne a l’assurance d’une vie pleine, une vie que les puissances de ce monde ne peuvent ni détruire, ni atteindre, ni restreindre. Elle peut donc affronter le monde avec la sérénité qui découle de la foi.
Les disciples sont appelés à témoigner de la résurrection. Nous n’avons pas vu le tombeau vide ; mais chaque jour, nous faisons l’expérience du Seigneur ressuscité, qui est vivant et qui marche à nos côtés sur le chemin de l’histoire. Notre mission est de témoigner de cette réalité ; cependant, notre témoignage sera vain s’il n’est pas fondé sur l’amour et le don de soi (marques de la vie nouvelle de Jésus).
Vivons ainsi notre joie de Pâques. Christ est ressuscité : fêtons, pleins de joie et d’amour, cette résurrection. Aujourd’hui, Jésus-Christ a vaincu la mort, le péché, la tristesse… et il a ouvert pour nous les portes d’une nouvelle vie, la vie authentique, celle que le Saint-Esprit nous donne par pure grâce. Que personne ne soit triste ! Christ est notre Paix et notre Chemin, pour toujours.
Soyons les témoins joyeux et pleins d’espérance de sa Résurrection.

13 avril 2026