Homélie du dimanche 18 janvier

« Voici l’Agneau de Dieu, qui enlève le péché du monde »

Le deuxième dimanche du temps ordinaire fait le pont entre Noël et les
autres dimanches du temps ordinaire.
A Noël, nous célébrons l’incarnation du Verbe, Dieu né enfant. Ils disent
que tous les enfants veulent être des adultes, tous les adultes veulent être
des rois, tous les rois veulent être Dieu, et seul Dieu a voulu être un enfant
pour nous donner un exemple d’humilité et de simplicité.
A la fin de Noël, traverser le Jourdain nous fait nous sentir comme des
enfants. L’Enfant a grandi, a été baptisé dans le Jourdain, a commencé sa
mission et marche avec nous.
La première lecture nous présente un personnage mystérieux - Serviteur
de Jahwéh - que Dieu a élu du sein de sa mère, pour être un signe dans le
monde et apporter aux peuples de la terre la Bonne Nouvelle du projet
libérateur de Dieu. « Je fais de toi la lumière des nations pour que mon
salut parvienne jusqu’aux extrémités de la terre ».
La deuxième lecture nous présente un « appel » (Paul) pour rappeler aux
chrétiens de la ville grecque de Corinthe qu’ils sont tous "appelés à la
sainteté" ; - c’est-à-dire qu’ils sont appelés par Dieu à vivre vraiment
engagés dans les valeurs du Royaume.
L’Evangile nous présente Jésus,"Agneau de Dieu qui enlève le péché du
monde". Il est le Dieu venu à notre rencontre, doté d’une mission du Père.
Cette mission consiste à libérer les hommes du « péché » ; qui opprime et ne
leur permet pas d’accéder à la vie pleine.
Premièrement, nous devons être conscients que Dieu a un plan de salut
pour le monde et pour les hommes. L’histoire humaine n’est donc pas une
histoire d’échec, de marche vide de sens vers une impasse ; mais c’est une
histoire où Dieu doit être vu conduire l’humanité par la main et lui
montrer, à chaque détour du chemin, l’heureuse réalité du nouveau ciel et
de la nouvelle terre. Il est vrai qu’à certains moments de l’histoire, des
murs insurmontables semblent s’ériger qui nous empêchent de
contempler avec espoir les derniers horizons de la marche humaine ; Mais
la conscience de la présence salvifique et aimante de Dieu dans l’histoire
devrait nous animer, nous donner confiance et allumer dans nos yeux et
dans nos cœurs la certitude de la vie pleine de Dieu et de la victoire
ultime.

Le Père a confié à Jésus une mission : éliminer le péché du monde.
Cependant, le « péché » ; continue de noircir notre horizon quotidien, traduit
en guerre, vengeance, terrorisme, exploitation, égoïsme, corruption,
injustice … Jésus a-t-il échoué ? Notre témoignage échoue-t-il ? Dieu
propose à l’homme son plan de salut, mais n’mpose rien et respecte
absolument la liberté de nos choix. Maintenant, à plusieurs reprises, les
hommes ont l’ntention de découvrir le bonheur d’une manière où il ne
l’est pas. De plus, nous devons être conscients que notre humanité
implique un cadre de fragilité et de limitation, et donc le péché fera
toujours partie de notre expérience historique. La délivrance complète et
définitive du « péché » ; n’aura lieu que dans ce nouveau ciel et cette
nouvelle terre qui nous attendent au-delà de notre marche terrestre.
Nous, chrétiens d’aujourd’hui, nous sommes disciples de Jésus « Agneau
de Dieu ». Cela signifie que nous devons mettre l’innocence à la place de
la méchanceté, l’amour à la place de la force, l’humilité à la place de
l’orgueil, le service à la place du prestige. C’est une conversion de tous les
jours. Mais nous ne sommes pas seuls dans ce combat. « Comme Jean,
laissons faire Jésus ; laissons-le nous sauver ; laissons-le nous aimer en lui
ouvrant notre cœur. Avec lui, nous entrerons dans la vie de Dieu Père, Fils
et Saint Esprit ». (Pape François)
Nous te prions Seigneur, fais grandir en nous la foi, l’humilité… pour que
nous puissions, comme Jean Baptiste, te montrer aux hommes
d’aujourd’hui et les conduire vers toi. Amen

25 janvier 2026